Vos questions - 04

Nous sommes là pour y répondre

Vous êtes simple citoyen, promeneur, agriculteur, forestier, chasseur, naturaliste, acteur du tourisme et/ou amoureux de la Vallée de la Semois ?
Vous avez entendu parler du projet de Parc national et vous vous demandez de quoi il s’agit ?
Vous vous questionnez sur l’impact que cela pourrait avoir sur vos activités et sur le territoire ?
Voici quelques réponses à des questions que vous pourriez vous poser.

Quelles sont les différences entre un Parc national, un Parc naturel et une réserve naturelle ?

Un Parc national se différencie d’une réserve naturelle, laquelle se définit comme un outil de protection de la nature permettant de placer sous statut des zones exceptionnelles ciblées. Il se différencie aussi d’un Parc naturel. Ce dernier, au contraire du Parc national, reprend également dans son territoire les villes et villages ainsi que les espaces économiques et artificialisés. Quant à ses actions, elles visent le développement durable des activités humaines en lien avec les ressources et le cadre de vie. Un Parc naturel peut, dès lors, contenir un Parc national et des réserves naturelles en son sein.

Le territoire de la Vallée de la Semois présente la particularité de se nicher au cœur de deux espaces déjà reconnus en tant que Parcs naturels et actifs sur des superficies plus grandes : les Parcs naturels de l’Ardenne méridionale et de Gaume. Une force certaine pour le développement du futur Parc national, ne serait-ce que par la mutualisation des forces et de l’expertise déjà en place.

En cas de reconnaissance au titre de Parc national de la Vallée de la Semois, les Parcs naturels vont-ils perdurer ?

Oui, quelle que soit l’issue de la candidature, les Parcs naturels de l’Ardenne méridionale et de Gaume continueront à exercer leurs activités propres en matière de développement rural et de valorisation des ressources locales, du patrimoine naturel et paysager.
L’expertise des équipes déjà en place, et leur synergie constituent un atout solide pour le projet de Parc national.
En cas de sélection, ces équipes seront amenées à jouer un rôle prépondérant dans la gestion du futur Parc national, ainsi que dans la conception, la réalisation et le suivi des actions.

Quels sont les critères pour être éligible au titre de Parc national de Wallonie ?

Un Parc national de Wallonie doit englober une superficie minimale de 5 000 hectares.
Il doit, en outre, présenter une certaine qualité biologique et naturelle :

Au minimum 90% de la surface incluse doit avoir une composante naturelle (par opposition aux surfaces artificialisées que constituent les routes, villes, villages et zones d’activités commerciales).
Au moins 75 % de la surface incluse dans le périmètre du parc national doivent être reconnus comme d’intérêt biologique et/ou paysager particulier.
Au moins 40% de la superficie totale doit bénéficier d’un statut de protection (ex. Natura 2000, réserve naturelle, réserve forestière, zone humide d’intérêt biologique…).

L’accès au Parc sera-t-il limité ? Pourra-t-on encore se promener, cueillir des fleurs et des champignons, couper du bois, et chasser dans le Parc ?

En règle générale, l’accès au territoire du Parc national reste libre et accessible à l’activité humaine.

Le Parc national n’impose pas de nouvelles contraintes légales ou réglementaires, autres que celles déjà existantes en Région wallonne (ex. Loi sur la Conservation de la Nature, Code forestier, législation relative à la chasse, etc.).

Chaque propriétaire ou gestionnaire reste libre d’opter, sur base volontaire, pour certaines restrictions supplémentaires, telles que placer sa parcelle en réserve intégrale, par exemple, pour assurer la régénération naturelle des plants ou la quiétude des animaux.

Quels avantages procure un Parc national ?

La reconnaissance comme Parc national de Wallonie confèrerait une série d’avantages au territoire, à ses habitants et aux visiteurs.

Tout d’abord, elle permettrait de dégager des moyens humains, techniques et financiers supplémentaires en faveur de la nature et de la biodiversité, de sa conservation, de sa préservation, de son développement et de sa valorisation.

Ensuite, cette labellisation permettrait d’optimiser le potentiel touristique de la Vallée de la Semois, tant au plan national qu’international. Elle favoriserait le développement et la professionnalisation de services et d’infrastructures d’accueil, d’hébergement et de restauration, d’animation pédagogique et de loisirs durables. Elle contribuerait également à améliorer la qualité de vie des résidents, à moderniser le réseau de transport durable, à encourager la mobilité douce et l’accessibilité aux personnes à besoins spécifiques, à stimuler l’activité économique locale et créer des emplois.

Enfin, il permettrait de développer les connaissances scientifiques autour de ce patrimoine naturel, en faveur d’une nature plus résiliente (biodiversité, eau, forêt, climat…).

Un afflux touristique excessif est-il à craindre ?

La reconnexion avec la nature est de plus en plus recherchée par des visiteurs en quête d’authenticité et de ressourcement. Ces visiteurs sont susceptibles d’apporter des bénéfices socio-économiques au territoire visité, par la création d’activités d’accueil et de services, et le développement d’infrastructures adaptées.

Toutefois, il convient de veiller à éviter les dérives du tourisme de masse (pression touristique sur certains lieux, incivilités, déchets, etc.).

Le projet de Parc national de la Vallée de la Semois prévoit une gestion maîtrisée des flux touristiques.

De plus, il vise à favoriser un tourisme respectueux de la nature et de l’environnement, par diverses actions d’éducation et de sensibilisation et la promotion de loisirs durables.

En quoi consiste le processus actuel de candidature ?

La candidature du projet de la Vallée de la Semois au titre de « Parc national de Wallonie » a déjà fait l’objet d’une pré-sélection sur la base d’une note d’intention, aux côtés de trois autres projets, en décembre 2021.

La phase actuelle, qui se clôture le 2 octobre 2022, consiste en l’élaboration d’un dossier de candidature solide, composé d’un Plan directeur (vision sur 20 ans), d’une part, et d’un Plan opérationnel (actions envisagées pour la période 2023-2026), d’autre part.

La rédaction de ce dossier est en cours. Elle est le résultat d’un processus participatif ayant impliqué une multitude d’acteurs locaux actifs dans les domaines de la protection et de la gestion de la biodiversité, de l’eau et de la forêt, du tourisme, de la sylviculture, de la chasse et de la pêche, ainsi que des chercheurs.

Au final, deux projets de Parc national de Wallonie seront retenus. La sélection par le Gouvernement wallon, sur base d’un avis rendu par un Comité de sélection indépendant, sera annoncée en décembre 2022.

Les premiers Parcs nationaux de Wallonie démarreront leurs activités le 1er janvier 2023.

Pour en savoir plus sur l’appel à projets « Parc national de Wallonie », cliquez ici.

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